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Ugo Coussaud, chez lui, à Biarritz. (Hugo Pons)
Ugo Coussaud, chez lui, à Biarritz. (Hugo Pons)

Ugo Coussaud : « Pas de règle dans la réussite »

Auteur d'un très bon début de saison, Ugo Coussaud profite de chaque moment passé sur le DPWorld Tour. À 31 ans, le Français dispute sa première année sur la première division européenne : au 13 mai, Ugo figurait même à la place de n° 1 tricolore de la Race to Dubai avec sa 20e place. Une ascension parmi l'élite qui a mis du temps à se dessiner pour le joueur d'Angoulême, passé par toutes les émotions. Journal du Golf a rencontré Ugo Coussaud à Arcangues, au Pays basque, début avril entre deux tournois. Basque d'adoption, le Français n'oublie pas pour autant ses racines et se confie sans détour.

La Gounouilhou (championnat de France 1re division par équipes) se déroule ce mois-ci au golf du Médoc. Une compétition que vous avez jouée plusieurs fois. Vous avez la réputation d'être un vrai joueur de club. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Ugo Coussaud : « J'ai fait toute ma carrière amateure dans le même club, à Angoulême. J'ai tapé mes premières balles là-bas à L'Hirondelle, j'y ai fait mes premières armes en équipe. On est monté en première division et on a même failli gagner la Gounouilhou, la première année (défaite en finale contre Saint-Nom-La-Bretèche en 2013). Donc, oui, je suis un joueur de club. J'ai toujours aimé l'ambiance, représenter ma ville. On avait une super équipe avec des gens très impliqués, dont mon père, qui passait beaucoup de temps à L'Hirondelle. J'ai fait ma première div' à 14 ans, en quatrième division. Et puis, petit à petit, on a monté tous les échelons avec des joueurs venus un peu de droite, de gauche, mais avec une grosse base de joueurs formés à Angoulême. C'était trop cool. On se retrouvait les week-ends pour boire des coups après les entraînements, discuter, rigoler, etc. Il y avait une ambiance canon.

Qu'est-ce qui était le plus important : le golf ou la camaraderie ?

U. C. : À cet âge-là, entre 14 et 18 ans, je ne pensais pas du tout à faire du golf mon métier. J'adorais ça, parce que je sentais que j'avais une marge de progression et que je m'amusais. Et puis, on était une belle bande de copains. Nous étions un peu foufous, mais il y avait aussi des gars plus sages, avec un peu plus d'expérience. Côtoyer des copains plus vieux, à cet âge-là, a été super intéressant et très enrichissant. À cette époque-là, c'était aller jouer au golf, faire les entraînements, m'améliorer tout en bossant avec mon coach de l'époque. Ça a toujours été des bons moments. Toute la journée, tous les week-ends, j'attendais ça avec impatience.

Avez-vous encore des souvenirs de l'épopée 2013 (défaite en finale contre Saint-Nom-la-Bretèche après un parcours fabuleux) ?

U. C. : Oui, c'est encore très frais dans ma mémoire. On réussit à monter en 2012 à Crécy-la-Chapelle. Je revenais du Canada où je faisais mon cursus universitaire et c'était monstrueux car on s'était vraiment battu pour monter. Du coup on arrive pour la Gounouilhou 2013 à Saint-Cloud dans la peau d'une petite équipe, sur la pointe des pieds. Je me souviens encore des interviews de la FFGolf. Tout était une découverte. Mais on se rendait compte qu'on avait une bonne équipe : Léonard Bem, Alexandre Babaud, Stanislas Caturla. Mais aussi des mecs un peu plus du cru, d'Angoulême, plus âgés, qui bossaient à côté. Peut-être un peu moins forts sur le papier, mais qui donnaient tout ce qu'ils avaient. Rien que d'en parler, j'ai les poils qui se dressent. Je revois cette photo de groupe qui est toujours au club avec tout le monde : les joueurs, les accompagnateurs, les entraîneurs, les cadets, notre sponsor. On était une vingtaine et ça a été une folie.

On a l'impression d'entendre l'histoire d'un club de National en football qui arrive en finale de Coupe de France.

U. C. : Oui, c'était très cool d'être dans la peau du petit club qui arrive et qui sait qu'il ne sera pas à cet échelon toute sa vie. Parce qu'on n'a pas les moyens, on n'a pas le nombre de joueurs, le nombre de membres. Mais avec cette génération de joueurs, nous avons vécu des choses extra. C'est ça finalement le plus important : se créer des souvenirs ; et on en a un paquet !

Que reste-t-il 11 ans après cette défaite en finale ? Déception ou fierté d'être arrivé jusque-là ?

U. C. : Un peu des deux. Je me rappelle avoir pleuré quand on a perdu. Il y a tellement de tension, on finit par tout lâcher à la fin. Ça a été surtout une déception sur le moment, mais maintenant c'est une fierté. Quand on voit la taille du club, les infrastructures, ce n'est pas comparable avec les autres équipes.

Au golf, tu es seul responsable de ton projet, de tes échecs, de tes réussites. C'est aussi quelque chose de super gratifiant. Mais ça demande un gros travail sur soi.

Ugo Coussaud

Le golf par équipes, vous l'avez aussi connu au Canada, à Laval à l'université. Racontez-nous cette expérience. Déjà, pourquoi Laval ?

U. C. : Ça, c'est une histoire (rires). Après le bac, comme beaucoup d'adolescents, je ne savais pas ce que j'allais faire, j'hésitais à faire médecine. Mais c'était un mauvais choix, car avec du recul, ça aurait été un échec total. Me connaissant, je n'aurais rien fait, j'aurais raté ma première année, j'aurais perdu un an, deux, voire trois... En fait, Stan Caturla, qui est un pote et qui était à Laval, m'a conseillé de venir. Lui, il voulait partir aux États-Unis, mais il s'est dirigé vers le Canada, sans raison particulière. Il m'a dit : "c'est génial ! Il y a d'autres Français, un super diplôme et une bonne équipe de golf." J'ai été séduit et je trouvais que ça pouvait être une bonne expérience de changer de continent.

Aviez-vous l'ambition de passer pro à ce moment-là ?

U. C. : Pas du tout. J'étais parti passer un diplôme en business, parce que c'est assez global ; je n'avais pas de schéma d'orientation. J'ai vécu une super expérience de trois ans et demi pendant laquelle j'ai rencontré des personnes super intéressantes, un nouveau coach qui m'a vraiment fait progresser. Mathieu Paradis m'a fait comprendre l'importance de la dimension mentale.

j'avais souvent mal au bide avant d'aller jouer. Je ne pouvais plus continuer comme ça. J'en avais marre et c'était fatigant mentalement. Maintenant, je suis plus tranquille. J'accepte le résultat, j'accepte les bons coups, les mauvais.

Ugo Coussaud

C'était partir à l'aventure ?

U. C. : Oui, c'était grandir, aussi. À 18 ans, j'ai quitté le cocon familial pour me retrouver loin de ma zone de confort. Il fallait se faire à manger, gérer son appart, vivre dans un pays qui n'est pas le sien. Un pays francophone, quand même et heureusement (rires) parce que mon anglais était très scolaire. Mais surtout ça m'a fait progresser et gagner en maturité plus rapidement.

Maintenant, vous êtes à Arcangues (64). Êtes-vous venu pour Olivier Léglise et sa rigueur ?

U. C. : Exactement, et il m'a bien pris en main dès mon arrivée (sourire). Quand on n'est pas dans l'élite amateure, on a quelques lacunes. Olivier m'a appris des choses essentielles comme la rigueur, le travail et les outils pour être un golfeur pro.

Il vous a apporté un cadre ?

U. C. : Oui, et c'est obligatoire. Chacun a son cadre, mais c'est important de trouver le sien. J'ai trouvé mon équilibre en venant à Biarritz et en travaillant avec Olivier. J'ai trouvé une ville dans laquelle je me sens super bien. Je suis content d'habiter là, j'ai plein de potes. Quand je rentre de tournoi, je suis content de me retrouver ici, je décompresse.

Vous avez dit quelques fois que vous n'étiez pas le joueur qui avait le plus de talent. Aviez-vous un complexe par rapport à d'autres joueurs de votre génération ?

U. C. : Non, parce qu'on a tous des chemins différents. Ma génération ce sont des joueurs comme Matthieu Pavon, Julien Brun, Paul Barjon. Certains sont allés aux États-Unis, d'autres ont mis plus longtemps à monter sur le Tour. Un joueur comme Romain Langasque est né quasiment avec un club de golf dans les mains et ça se sent. Moi, j'ai commencé le golf à 11 ans, j'ai fait plein de choses avant. J'ai toujours vu que j'avais un potentiel au niveau de la frappe de balle. J'étais capable de faire plein de choses. C'est mentalement que j'y croyais moins. Quand je regardais les gars à la télé, ça me paraissait un peu intouchable. J'ai mis du temps à déconstruire cette idée et remettre les choses dans le bon sens.

Matthieu Pavon est l'exemple parfait ?

U. C. : Avec Matthieu, on est très amis, depuis longtemps. On est de la même région, on jouait des Grands Prix ensemble, on a fait des tournois, des internationaux. Matthieu a toujours eu un gros potentiel, une grosse frappe de balle, mais n'a jamais percé en amateur. Le système est fait de telle façon qu'on ne lui a jamais vraiment donné sa chance. Mais ça ne l'a pas empêché de poursuivre dans le privé, de créer son staff, d'avoir accès à Benoît Ducoulombier et de bosser. Il s'est bien entouré, il a continué de travailler et maintenant, on voit sa réussite. C'est ça que j'aime. Il n'y a pas vraiment de règle dans la réussite.

La montée sur le Tour n'a pas été simple pour vous avec plusieurs échecs sur le Challenge Tour...

U. C. : En 2019, je rate la montée, mais je suis loin, parce que je rentre juste à la finale en étant 45e. Je vois Antoine Rozner ou encore Robin Roussel partir. Ça fait un peu mal car ce sont des copains, mais l'année d'après est encore pire (il se coupe) 2021 plus précisément. Je termine 25, 26e et là, je suis dans le dur. Dans le dur, parce que je fais une super année. Je suis en tête à Pont Royal (Hopps Open de Provence) et je finis très mal mon tournoi. J'ai su tout de suite que ces points allaient me manquer à la fin. Et là, je me suis dit : ça fait maintenant quatre ans que je suis sur le Challenge. Année après année, je vois les autres monter sur le Tour. C'est dur, parce que je sens que je joue mieux, mais je n'y arrive toujours pas.

Avez-vous envisagé à un moment d'arrêter ?

U. C. : Oui, sur le moment avec les émotions qui montent. Je me suis dit : j'en ai marre, je n'y arriverai pas. J'ai l'impression que je progresse, mais je stagne sur le Challenge. Donc, je trouve ça dur. D'un côté, je me dis : avance, tu n'as jamais été aussi bon. Mais de l'autre : est-ce que tu vas y arriver, est-ce que tu en es capable ? C'est dur, mais je m'appuie sur des personnes qui m'aiment, croient en moi et me disent que ça va finir par tourner.

Même si c'est une passion, ça reste un boulot pour nous. Si je ne laisse parler que la passion, je vais mettre trop d'émotions sur le parcours.

Ugo Coussaud

On parlait tout à l'heure de joie ou de tristesse partagées en équipe. Là, vous vous retrouvez seul dans votre chambre d'hôtel. Est-ce difficile ?

U. C. : Pour moi, c'est aussi pour ça que le golf est l'un des sports les plus durs. Dans les échecs ou les réussites, tu es tout seul. Finalement, à la fin, même si tu as toute une équipe avec toi, dans tes défaites, tu ne peux t'en vouloir qu'à toi-même. Si je prends double à Pont Royal, parce que je ne suis pas clair sur mon coup au 17, c'est ma faute. On ne peut pas se cacher derrière un coéquipier. Si je ne suis pas bon, c'est de ma faute. C'est dur, mais en même temps, ça fait grandir. Tu es responsable de ton projet, de tes échecs, de tes réussites. C'est aussi quelque chose de super gratifiant. Mais ça demande un gros travail sur soi.

C'est un discours nouveau chez vous.

U. C. : Oui, c'est nouveau, mais pas de cette année. Ça fait trois, quatre ans que je l'ai compris. Là, je le vis et je l'intègre. C'est quelque chose qui ressort dans ma personnalité de plus en plus.

Vous avez évoqué l'importance d'avoir dans une carrière professionnelle un projet bien clair.

U. C. : Quand j'ai commencé à travailler avec Mathieu David (son préparateur mental et celui de Matthieu Pavon), il y a quatre ans, on a remis les choses à plat. On a discuté de mon golf, mais aussi de moi et des à-côtés. À quoi me sert le golf ? Quel est mon projet ? Mes motivations en tournoi ? Les trophées ou l'argent ? Ce que je fais en dehors du golf... Il m'a un peu bousculé pour remettre les choses en perspective. Ça m'a fait du bien et permis de prendre un peu de recul. On est souvent la tête dans le guidon à ne penser que golf. Ce discours prend encore plus de sens maintenant. Quand on fait 25 ou 28 semaines de tournois par an, plus les semaines d'entraînement, c'est important d'arriver à couper et pouvoir faire autre chose à-côté.

La prépa mentale a-t-elle été une clé dans votre réussite ?

U. C. : Oui, parce qu'on fait de la préparation mentale sur le golf, mais avec une vision hors golf à moyen terme. On sait tous gagner toutes les semaines. Ça ne sert à rien de se dire : je veux gagner le tournoi. L'important est de savoir comment faire pour produire le meilleur résultat possible. Cette approche permet de prendre du recul, d'accepter et d'être plus détendu aussi. De ne plus avoir cette espèce de boule au ventre avant chaque départ.

Vous l'avez déjà eue ?

U. C. : Oui souvent et tellement fort. À tel point que je ne prenais aucun plaisir à aller concourir. La veille, je me projetais sur toutes les fautes que je pouvais faire. Donc, oui, j'avais souvent mal au bide avant d'aller jouer. Je ne pouvais plus continuer comme ça. J'en avais marre et c'était fatigant mentalement. Maintenant, je suis plus tranquille. J'accepte le résultat, j'accepte les bons coups, les mauvais. Ça ne veut pas dire que j'accepte tout. Je sais que j'ai des fondamentaux sur lesquels il faut que je sois super focus pour réussir. Je me concentre là-dessus.

Vous relativisez plus en fait.

U. C. : Bien sûr. Ce n'est pas quelque chose qui parle forcément à tous les amateurs qui regardent la télé, qui nous suivent toutes les semaines. Même si c'est une passion, ça reste un boulot pour nous. Si je ne laisse parler que la passion, je vais mettre trop d'émotions sur le parcours. Le risque est de se brûler mentalement et physiquement. J'essaie de mettre un peu plus de froideur. Il ne faut pas ne pas avoir moins d'émotions parce qu'il en faut, mais être plus calme et accepter plus ce qu'il se passe.

Quand on joue la gagne au Qatar comme vous en début d'année, comment supprimer cette part d'émotion ?

U. C. : C'est difficile, mais si je me laisse guider par la passion, le rêve, le gamin, le petit Ugo, je me perds. Quand j'arrive aux 18, Ugo le gamin d'Angoulême dirait : mais vas-y, tape le bois-3 et va chercher ce green. Mais je suis là avec Seb Clément, mon cadet, et on essaie d'avoir un côté rationnel, logique. Je me pose et on fait le bilan : il y a deux coups de retard sur le leader et le coup à taper est compliqué. On ne peut pas vraiment aller chercher le drapeau. Il faut faire le coup parfait et même là, le birdie n'est pas fait, encore moins l'eagle. Je viens juste de monter sur le Tour, je dois tenir une saison, j'ai une carte à garder. On assure pour au moins faire birdie et on voit après. Je fais le taf, je perds d'un coup, mais je termine seul 2e. Il y en aura d'autres.

Votre montée sur le DPworld Tour est-elle un soulagement ?

U. C. : Bien sûr, mais je la vis comme un point de passage. Je l'attendais depuis longtemps, mais ça reste du sport et ça aurait pu très bien ne jamais arriver. Il y a un paquet de gars qui bossent comme des acharnés qui sont montés une année, mais sont redescendus tout de suite. Donc, le boulot ne s'arrête pas là. Une fois que tu es monté, il faut garder ta carte, continuer à construire et être de plus en plus solide. C'est un sport où l'on peut descendre aussi vite que l'on est monté donc il ne faut pas se relâcher. Quand tu as gagné un Majeur, que tu as fait une Ryder Cup, là, tu peux dire : OK, je peux me détendre un peu. Mais quand tu es un joueur lambda du Tour européen comme moi, il faut continuer à s'entraîner à aller jouer toutes les semaines, marquer des points jusqu'à taper une victoire pour peut-être monter sur le PGA Tour. Ma carte est quasi faite pour l'an prochain, mais il ne faut pas se relâcher sinon d'autres prendront ma place.

Êtes-vous surpris par ce droit de jeu quasi acquis pour l'an prochain pour votre première année ?

U. C. : D'avoir fait des perfs aussitôt, oui, un peu. Cependant, je joue très bien et quand on joue bien, les résultats sont là. Je pense que mon début d'année a été sur la continuité de ma saison 2023. Je suis très content de ce que je fais avec mon équipe. Ça bouge très peu, on fait la même chose, on avance. Je n'ai pas changé mon équipe, ou de coaches, j'ai juste un nouveau cadet.

Quels sont vos objectifs maintenant que la carte est quasi dans la poche ?

U. C. : Jouer la finale à Dubaï et l'objectif ultime est de décrocher un spot pour le PGA Tour.

Quand vous rembobinez un peu le fil de votre histoire et si vous deviez donner un titre de film à toute votre histoire, quel serait-il ?

U. C. : Je dirais : Le sport d'une vie. Pour moi, le golf, c'est ça. Un sport qui ressemble beaucoup à une vie. Tu as des hauts, des bas, tu apprends, tu reconstruis, tu déconstruis. C'est un peu La vie est un long fleuve tranquille, mais peut-être pas trop tranquille (rires).

Justement, le petit gamin de 11 ans, qui s'imaginait être un jour sur le Tour européen, que se dirait-il quoi ?

U. C. : Il serait très content, c'est sûr. Je voudrais l'emmener. C'est marrant, parce que lors d'un stage avec la team Saint-Laurent, il y avait un stagiaire de troisième, qui m'a demandé des conseils car il joue très bien au golf et veut en faire son métier. Il nous a suivis toute la semaine et je me suis dit : si j'avais pu à l'époque rencontrer des joueurs comme ça, mais quel pied ! À Angoulême, il y avait les bons joueurs, mais pas des joueurs du Tour. J'ai le souvenir d'être allé à l'Open de France, deux trois fois avec la Ligue de Charente. J'ai juste volé des balles practice, mais je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer des joueurs. (Rires). »