Romano Hell et le golf, une valse à trois temps

Batteur de Superbus, il a mis du temps à apprivoiser le golf. Désormais, il ne jure plus que par ça.

Jouer au golf lui procure, dit-il, plus de stress que lorsqu'il se produit devant 10 000 personnes en concert. Musicien aguerri, batteur accompli, Romano Hell a repris le chemin des greens il y a un an et demi. Un retour de flamme pour un sport avec lequel il a longtemps entretenu des rapports contrariés. Il y a d'abord eu quelques cours avec les copains, il avait 20 ans, mais la romance va faire long feu. Sa carte verte aussi. Cinq ans plus tard, il s'installe à Paris et renoue avec le fil de l'histoire. Une « cata » à l'écouter. Ses clubs remisés au placard, il vivra désormais sa passion par écrans interposés. Jusqu'à cette tournée 2025 et un neuf trous du côté de Bordeaux avec Cédric Huet, son régisseur, un autre passionné. Cette troisième tentative de rabibochage sera la bonne, question de maturité peut-être, ou de motivation, peu importe. Définitivement mordu, Romano reprend du service, un sac à la maison pour les jours off, l'autre dans le camion avec lequel il sillonne les routes de France en compagnie des membres de Superbus. De là à l'imaginer, un jour, troquer ses baguettes et tenter une reconversion ? Il se contentera, en bon batteur-golfeur qu'il est, de continuer à cultiver son swing pour, un jour, « être à un chiffre ».