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John Lawson, dans son studio de fitting Boulogne-Billancourt (D. R)
John Lawson, dans son studio de fitting Boulogne-Billancourt (D. R)

Le test de John Lawson : Six drivers pour tous !

Cet hiver 2023 marque un vrai embouteillage sur le marché des drivers. John Lawson a testé six bois dans la catégorie « facile à jouer » et comme vous allez le voir, le verdict de notre expert en fitting est sans appel.

Pour cette rentrée 2023, j'ai essayé ces six drivers que je qualifierais de faciles à jouer, ou de profil neutre. Un panel accessible pour tout niveau où manquent à l'appel Wilson et Srixon, qui n'ont pas pu m'envoyer à temps leurs têtes de club.

. Callaway Paradym

. Cobra Aerojet

. Mizuno STX 230

. Ping G430 max

. TaylorMade Stealth 2

. Titleist TSi1

Pour ce test, j'ai tapé 15 balles avec chaque driver en 10,5° d'ouverture et j'ai éliminé les trois résultats les plus mauvais. J'ai utilisé le même shaft sur les six têtes, le Mitsubishi Kai'Li White en 60 S d'une longueur de 45,5 pouces.

Les six drivers, testés avec le même shaft, le même loft et la même balle.
Les six drivers, testés avec le même shaft, le même loft et la même balle.

Le poids des six têtes :

. Callaway Paradym : 191 g

. Cobra Aerojet : 193 g

. Ping G430 : 204 g

. Mizuno STX 230 X : 199 g

. TaylorMade Stealth 2 : 195 g

. Titleist TSi 1 : 189 g

Comme vous le constatez (voir le tableau complet plus bas), les vitesses de balles, angle de décollage, spin et distance sont toutes assez similaires pour les Callaway, TaylorMade et Cobra. Le Ping et le Titleist donnent un peu plus de spin et sont un peu plus courts en distance, mais avec une dispersion très réduite.

Le driver Mizuno a un spin plus bas et a légèrement moins de vitesse de balle mais plus de distance. Quant au "side angle", qui désigne la direction initiale de la balle, on note que le Callaway et le Cobra partent le plus en ligne, mais le Callaway tourne plus à gauche par la suite.

Le meilleur compromis distance et dispersion pour ce test est le Cobra Aerojet.

Callaway Paradym : pour les joueurs au fade prononcé.

L'esthétique et l'acoustique de ce driver sont très réussies. À l'adresse, il se pose d'une façon très neutre devant la balle et me semble très facile à swinguer. La direction initiale de la balle est très en ligne, mais ma tendance naturelle au draw fait que toutes les balles terminent à gauche de la cible. En revanche, la vitesse de la balle, l'angle de décollage et le spin sont très bons. Ce driver va plaire aux joueurs ayant parfois un fade un peu trop prononcé.

Cobra Aerojet : il a tout pour lui !

Cobra avait un sacré challenge cette année pour faire mieux que le modèle LTD X de l'année dernière. Difficile de dire si l'Aerojet est meilleur, mais pour moi il est au moins aussi bon. La distance, le manque de dispersion et toutes les autres données sont très bonnes. Ce driver semble avoir tout pour lui. La tête est plus légère est ça se ressent en le swinguant. Je suis assez impressionné par ce driver.

Mizuno ST 230 X : un grand au spin bas.

Avec ce modèle, Mizuno entre dans la cour des grands. Il est, comme toujours chez Mizuno, esthétiquement très réussi. Le son est très plaisant. Plus lourd, j'ai ressenti la différence de poids avec les autres drivers, mais ce n'était pas gênant. La chose la plus étonnante est le taux de spin très bas. J'avais moins de loft dynamique avec ce driver, ce qui explique certainement cela.

Ping G430 : une stabilité inouïe.

Si le manque de dispersion et la régularité sont vos principaux critères, ne cherchez pas plus loin. Ce driver est d'une stabilité inouïe. Il m'était assez difficile de faire des effets avec le G430 max. Mes pushes/draws ont été transformés en légers pushes tout droit et sans effet.

Le spin est un peu plus élevé à cause de mes centrages, un peu plus bas sur la face. Cela est certainement dû au poids de la tête plus lourde qui déforme davantage le shaft. Il est plus difficile à bouger que les autres drivers mais le manque de dispersion est incontournable. Le bruit horrible du modèle précédent le G425 a été modifié.

TaylorMade Stealth 2 : étonnant et régulier.

Ce driver me laisse perplexe pour le moment. Je trouve l'esthétique en vinyle avec le retour rouge à l'arrière très réussie. Il me semble un peu orienté à gauche à l'adresse ce qui provoquait des compensations dans mon swing, un manque de régularité des trajectoires. Les données de la balle sont, quant à elles, sont très bonnes excepté la dispersion qui peut évidemment venir de ma propre perception à l'adresse. Le bruit de la face en carbone n'est pas gênant du tout, il est même agréable. J'aurais tendance à conseiller ce driver à des joueurs/joueuses ayant des trajectoires un peu trop en fade/slice.

Titleist TSi 1 : léger et rapide.

C'est le plus léger des drivers dans ce test et ça se sent, mais ce n'est pas désagréable. La tête est extrêmement neutre à l'adresse. Il y a très peu de dispersion mais plus de spin. Il va certainement convenir aux joueurs qui cherchent à générer un peu plus de vitesse de club, mais il est également assez stable en sensation. Il vient compléter parfaitement la gamme TSR de chez Titleist.

Un podium Cobra, Ping, Mizuno

Le Cobra Aerojet m'a le plus impressionné, suivi du Ping G430. Ces deux drivers pourraient très bien fonctionner pour la majorité des joueurs à la recherche de tolérance cette année. Si on parle uniquement de la distance, c'est le Mizuno grâce aux taux de spin très réduits qui sort en premier.

Quand je fais ce type de test, il est clair qu'il n'y a pas de mauvais drivers, mais uniquement des drivers plus ou moins adaptés à chacun de nous. Une bonne séance de fitting me semble obligatoire si vous voulez optimiser votre jeu avec un nouveau club. »

Retrouvez le test complet en vidéo de John Lawson sur sa chaîne YouTube : John Lawson Golf