Édouard Brechignac - Responsable du projet
« Mon seul moment de doute ? Au début du projet. A cause des autorisations à obtenir avant de mettre le premier coup de pelle, il peut se passer beaucoup de temps. Une fois les entreprises sur place, les plans étaient définis, je n'étais plus inquiet. On a eu des aléas de chantier comme la canicule mais on met des moyens différents. En revanche, si on avait trouvé de l'amiante dans le sol ou si on n'avait pas pu démarrer le chantier à cause des autorisations, là, on n'aurait pas été prêts pour cet open de France. »
Lucas Pierré - Greenkeeper
« Cela a été un gros boulot. Un projet qui a commencé en janvier 2025 et qui se termine là, en septembre 2026. Des surfaces terminent de pousser. On a tous participé à monter le Golf National à de très hauts niveaux pour les jeux Olympiques et la Ryder Cup, donc ça été compliqué à accepter, quand on nous a dit qu'il fallait tout casser. Mais on est vite passé à autre chose pour que cette problématique devienne une opportunité, pour avoir un meilleur outil de travail. Notamment avec un nouveau type de gazon : on a remplacé le paturin par de l'agrostide, plus écologique et plus régulière en termes de roule de balle, du matin jusqu'au soir. »
TROU N°4
Greg Havret - Joueur professionnel et consultant
« Quand on vise à organiser un tournoi de "super" haut niveau, on ne peut pas laisser trois trous, qui s'ils n'étaient pas mauvais, n'étaient que des trous de relance et n'étaient que guère perturbants. Pendant le tournoi, une fois le trou 4 passé, on savait qu'aux 5 et 6 on allait faire des birdies et arriver au 7 en se sentant mieux. C'était assez confortable. Dès cette année, quand les joueurs vont arriver au 5, ils vont être un peu plus perturbés qu'auparavant.
Le trou 4 est modifié, il tourne davantage vers la gauche, mais il y a quand même un esprit qu'on retrouve par rapport à avant. Ce n'est pas la même chose, car il y a ces deux grands bunkers à 40-50 mètres du green qui cassent un peu la perspective. Le green a évolué, il y a une pente générale qui va de gauche vers la droite, il ne va donc pas falloir louper à gauche du green. Ça va dépendre du vent, la longueur est toujours présente, mais elle était déjà assez imposante avant. »
TROU N°5
Greg Havret
« Le 5, c'était le trou le plus "loupé" du parcours d'un point de vue architectural. Là, non seulement, il est vraiment beau, mais il est hyper dur avec 45 mètres de plus et un trou qui monte sur cinq ou six mètres au deuxième coup. Cela vous empêche de voir le drapeau.
Et le green a pas mal de pente aussi, alors qu'il n'y en avait pas trop avant. Donc là, la longueur, la perspective différente, le green un peu modifié, plus les huit bunkers, ça va ajouter de la difficulté et de la prestance à ce parcours. »
TROU N°6
Greg Havret
« Le six est toujours un trou court, qui restera facile, avec une moyenne de score qui sera en dessous de quatre. Mais il y a plus de challenge et il est un peu plus joli avec une meilleure perspective, un green un peu plus petit. Les joueurs vont être confrontés à des choses pas simples à gérer quand ils louperont leur départ ou leur deuxième coup. »
Christophe Muniesa - Directeur exécutif de la FFGolf
« Aujourd'hui, c'est le sentiment de satisfaction et de fierté qui prédomine. On est conscient qu'il faudra que ces trous mûrissent encore un peu, notamment sur les abords. Il faudra encore une saison pour que ça pousse, mais on est vraiment très satisfait du résultat. »