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J'irai golfer à Deauville

Cette année, le Lacoste Ladies Open de France fait escale au Golf Barrière de Deauville. Après la Gironde, le tournoi féminin prend la direction de la Normandie. Journal du Golf vous fait découvrir le tracé.

Adieu le Golf du Médoc et son parcours des Châteaux. Cette année, l'Open de France dames va découvrir le tracé Diane-Barrière de Deauville. Changement de décor et d'ambiance : connue pour ses célèbres planches et son festival du film américain, Deauville est aussi le fief du groupe Barrière. Si, en ville, l'hôtel Normandy est un passage obligé, pour trouver le golf il faudra prendre un peu de hauteur. A seulement cinq minutes du centre, en passant la grille, le majestueux hôtel domine tout le paysage.

Un passage rapide à l'accueil et le départ du 1 s'offre à nous. Début août, les parties s'enchaînent et gare à ne pas avoir la moindre minute de retard : « Le 1 est une mise en bouche ; dès le trou suivant, ouvrez les yeux et ne ratez pas les vues », conseille Logan Obry, capitaine de l'équipe mid-amateur du club. Après avoir poussé notre par sur le trou inaugural, le départ du 2 en jette : quasiment à portée de drive, la mer saupoudrée d'une légère brume marine donne envie de respirer un bon coup et de prendre le large. « C'est le premier point de vue où l'on contemple la mer et on la retrouve ensuite au 6, au 16 et au 17, confirme « captain » Logan. Cette brume est typique de Deauville. Ici, même en été, on peut avoir les quatre saisons dans une même partie de golf. En fonction des marées, le temps change, le vent se lève et ce ne sont plus les mêmes conditions de jeu. Le conseil ? Toujours avoir une épaisseur en plus sous la main », rigole-t-il

« A Deauville, on peut avoir les quatre saisons dans une même partie de golf. »

Petit mais costaud

Plus court que le parcours des Châteaux du Golf du Médoc (6345m), le tracé de Deauville (5951 m) se défend bien. Premier test : le 5, un par 3 de 140 à 150, tout en montée avec un green terrible. Face à notre sac, on s'arrête un instant. : un club de plus ? Comment est le vent ? Où est le drapeau ? Pas simple. « Il faut prendre le green depuis le départ sinon l'approche sera très compliquée, explique Logan. En fait, le green est à deux étages et la partie haute est vraiment très pentue. Du coup, certaines positions de drapeaux peuvent être compliquées. S'il est au fond à gauche, on peut avoir un putt avec une grosse pente derrière. Même si la pente arrive morte au trou, elle va filer, filer. » Un trou simplifié il y a peu avec la suppression de deux bunkers : la confidence de Logan est rassurante mais n'atténue pas notre appréhension au départ. « C'est un trou apprécié des joueurs mais il y a souvent de la casse. Le green est complexe mais le vent peut aussi être perturbant. Qu'il soit avec ou contraire, avec la montée, pour choisir la bonne canne, ce n'est pas simple. » Après une bonne gratte finissant sa course à 20 m du green, le bogey est inévitable. En griffonnant sur notre carte, on a déjà hâte de voir si les birdies seront fréquents la semaine du Lacoste.

Un 13 coup de coeur

L'autre gros test de Deauville se trouve sur le retour du tracé. Le départ du 11 se dessine sous nos yeux. Au loin, on aperçoit le green de ce par 4 mais on est surtout frappé par le dessin du fairway, tout en dévers. « On entre dans l'Amen Corner du parcours (11, 12, 13) », lâche froidement Logan. Où jouer pour contrer la pente et ne pas terminer sa course dans les maisons ? « Globalement, sur le retour, il y a beaucoup plus de pentes à jouer, n'oubliez pas d'en tenir compte. Sur ce départ du 11, il faut absolument faire un fade en s'alignant sur la maison que l'on voit au fond. La vigilance est de mise car la balle va être attirée sur la gauche. Les mises en jeu sont donc primordiales pour être dans les bonnes zones et avoir un deuxième coup plus facile. » Et que dire du 13, notre coup de coeur ? Ce dogleg droit, en montée, permet déjà de voir au départ les ruines du château construit par le marquis de Lassay au 17e siècle, mais offre - surtout - un beau défi. Après une bonne mise en jeu plutôt en fade, il faudra encore une bonne canne pour atteindre le green. Mais ce deuxième coup, avec l'hôtel comme décor de choix, vous poussera à immortaliser l'instant... quitte à terminer le finish exagérément. « Golfiquement, c'est un super trou avec cette vue sur l'hôtel, confirme Logan. Les chips autour du green vont être intéressants à voir et sur le green, il y a des bons breaks. Même si j'ai une petite préférence pour le 18 avec le green qui est vraiment sous les fenêtres des chambres de l'hôtel, le 13 est pas mal du tout. »

C'est en tout cas un bien joli parcours qui attend les joueuses du Lacoste Ladies Open de France. L'an dernier au Médoc, Céline Boutier avait remporté la 11e édition avec un score total de -11 sur trois tours.