Golf Story (S2-E7) : Céline Boutier

À l'occasion du Lacoste Ladies Open de France qui s'est déroulé fin septembre à Deauville, nous avons rencontré Céline Boutier. La 24e joueuse mondiale nous parle de son année, de l'Open de France et de son coach Cameron McCormick.

Céline, vous terminez 9e de l'Open de France ; comment analysez-vous votre semaine ?

Céline Boutier : « Je n'ai pas vraiment réussi à scorer comme je le voulais. J'ai vécu un premier tour assez difficile, il y avait du vent. J'ai eu pas mal d'occasions de scorer bas les deux jours suivants, mais je ne les ai pas saisies sur les greens. Je suis un peu frustrée de ma semaine côté jeu, mais je suis contente d'être revenue en France et d'avoir pu jouer devant le public français. J'en ai également profité pour passer du temps avec mes amis. C'était sympa de revenir en France aussi pour ça.

Même si ce n'était pas un tournoi du LPGA, y a-t-il un peu plus de pression à jouer devant votre public ?

C. B. : Oui, forcément. On n'a pas envie de décevoir les gens qui viennent vous soutenir. Il y avait un peu de monde dimanche. C'est toujours sympa de voir des gens qui vous soutiennent et vous encouragent. Je n'ai pas toujours l'occasion d'avoir cette expérience toutes les semaines aux États-Unis.

Quelle est la première chose que vous faites quand vous revenez en France ?

C. B. : Je vais dans une boulangerie et j'achète une baguette ou un sandwich (rires). S'il y a quelque chose qui me manque au niveau culinaire aux États-Unis, c'est bien ça. Ensuite, je vais voir ma famille et, quand je suis de passage, j'essaie de retourner à la maison. Mais je fais souvent un petit tour dans une boulangerie. Là-bas, il n'y a pas ce savoir-faire. On arrive à trouver des croissants ici et là, mais le pain est vraiment différent.

Quand je reviens en France, la première chose que je fais ? Je vais dans une boulangerie et j'achète une baguette ou un sandwich (rires)

L'Open de France, quand on est Française, c'est important ?

C. B. : Ça a toujours été un tournoi important pour moi. C'est le premier événement professionnel que j'ai eu la chance de jouer en tant qu'amateure. C'était très inspirant de pouvoir jouer à l'époque avec les meilleures joueuses européennes. C'est important pour moi de revenir et de voir comment le tournoi a évolué au fil des années. J'ai connu le Paris International Golf Club à mes débuts, puis Chantaco, le golf du Médoc où j'ai gagné en 2021, et maintenant Deauville. Ici, le tournoi a pris une nouvelle direction en mêlant art et golf. C'est très inspirant, fun et un peu différent des tournois que l'on a l'habitude de voir.

Parlez-nous de votre saison sur le LPGA. Comment la jugez-vous ?

C. B. : De manière générale, je suis un peu frustrée par mes résultats. Je n'ai pas vraiment réussi à performer dans les tournois majeurs (meilleur résultat : 21e à The Amundi Evian Championship, ndlr). C'est ce qui me dérange le plus. Je dirais que j'ai réussi à me mettre en position quelques fois, mais je n'ai pas vraiment réussi à conclure. Mais je trouve que ma seconde partie d'année est plutôt solide, au niveau de mon jeu. Je n'ai pas réussi à traduire ça dans les résultats, mais il me reste encore quelques tournois. J'espère arriver à performer un peu mieux. Mais pour le moment, ce n'est pas une saison à la hauteur de mes attentes.

Lire la suite de l'entretien dans Journal du Golf n°199