Driver Mavrik

Nouvelle forme aérodynamique et look retravaillé pour le Mavrik. Le nouveau driver en titane et carbone de Callaway détonne, autant à l'oreille qu'à l'impact. Explications.

Sans le vouloir, et pour pas un rond, Brooks Koepka a fait la meilleure publicité possible à Callaway. Joueur sans contrat matériel le plus convoité au monde, le quadruple vainqueur de Majeurs a mis en jeu le mois dernier le nouveau driver Mavrik. C'était lors du troisième tour du Saudi International. La marque américaine ne pouvant pas communiquer à ce sujet, on le fera à leur place, tout en précisant que ce lance-missiles orange et noir a également séduit des stars de leur écurie comme Phil Mickelson et Xander Schauffele. Que de bons signes donc pour ce dernier-né, mélangeant une nouvelle fois titane et carbone composite pour « explorer plus loin le domaine de la tolérance », comme ils disent du côté de Carlsbad. Cette deuxième génération de bois issue de l'I.A., ou intelligence artificielle, met l'accent sur une meilleure aérodynamique sans pour autant nuire à l'efficacité du club. « On a appris à poser les bonnes questions à nos ordinateurs », nous a glissé le concepteur en chef Alan Hocknell.

Driver Mavrik à l'adresse (DR)
Driver Mavrik à l'adresse (DR)

Ce Mavrik se veut ni plus ni moins performant que les précédents Rogue et Epic. Même taux de spin, même vitesse et portée de balle que sur les trois dernières années. En revanche, le progrès est réel sur un point important pour nous les amateurs : la dispersion sur les mauvais coups. Pas de chiffre pour étayer ce constat, simplement ce « ah bon ? » quand on voit la balle rester en jeu malgré une frappe trop en pointe. L'extension de la face expliquant cette impression de sécurité inédite, qui souvenez-vous, n'existait pas sur le premier Epic et que l'on ne retrouve nulle part ailleurs à part chez Ping. Enfin, bon point sur le cocktail toucher/bruit, un poil plus métallique que par le passé. Le Mavrik sonne bien à l'impact et donne envie d'être utilisé. Brooks peut en attester.

Alan Hocknell : « Le Mavrik est le moins conventionnel de nos drivers »

Alan Hocknell (DR)
Alan Hocknell (DR)

Juste après avoir testé les Mavrik, nous avons rencontré l'un de ses concepteurs majeurs. Ingénieur en chef, Alan Hocknell dissèque le dernier bois sorti par Callaway.

Nous venons de tester le Mavrik et avant tout, c'est le son à l'impact qui nous a charmés. Comment avez-vous modifié ce point, par rapport au Epic Flash ?

Alan Hocknell : « Nous avons passé beaucoup de temps sur cet aspect sonore. C'est un sujet important, car le son révèle la qualité et la puissance du club. Pour la première fois, nous avons pu utiliser notre programme d'intelligence artificielle pour concevoir le bruit de ce drive et non plus seulement pour concevoir une face offrant distance et tolérance. Nous voulions un son optimisé, plus court et plus puissant, pour donner ce ressenti quand on tape la balle en plein milieu du club.

Ce Mavrik a l'air bien plus constant que le premier Epic, qui était détonnant mais pas aussi précis. Comment expliquer ce progrès ?

A. H. : Entre ces deux drivers, nous avons acquis nos outils d'intelligence artificielle. Cela nous a permis d'optimiser la vitesse de balle d'abord depuis le centre de la face, puis dans un deuxième temps, tout autour de cette face. Nous avons également pu diminuer le backspin sur les coups mal centrés. Cela a donné une bonne combinaison de distance, mais aussi de constance dans la distance. Nos tests au practice du Mavrik ont montré que la dispersion s'est réduite de 13 % par rapport au Epic Flash, tout en tapant au moins aussi loin.

À l'adresse, le Mavrik ressemble beaucoup à ses prédécesseurs. Quand on le retourne en revanche, la forme a changé...

A. H. : Il est le moins conventionnel de nos drivers. La couronne est en fait un peu plus grande, tandis que la semelle tend à envelopper cette même couronne. Cette forme le différencie de la plupart des drivers actuels, comme le TaylorMade (SIM) notamment qui a un dessous allongé. Nous ne voulions pas de ce type de forme car selon nous, elle n'est pas aérodynamique durant le downswing. La nôtre préserve sa pénétration dans l'air, sans nuire à la tolérance et à la distance, comme c'est habituellement le cas avec les drivers favorisant l'aérodynamisme.

Nous ne sommes pas très convaincus par l'intérêt de l'aérodynamique pour un golfeur à faible vitesse de swing. Vous pouvez nous convaincre du contraire ?

A. H. : Nous proposons trois formes de têtes, le standard, le SubZero qui donne moins de spin et le Max, plus facile à jouer et qui conviendra aux joueurs évoqués. Ce modèle a une tête plus large, plus stable, avec un meilleur MOI (moment d'inertie), car la priorité de ces golfeurs est différente de ceux aux swings plus performants. Avant de vouloir accélérer leur swing, leur besoin essentiel est d'envoyer la balle le plus haut possible ou de corriger un slice.

Le poids coulissant des Epic, qui servait à influer sur les trajectoires, a disparu sur le Mavrik. Pourquoi ?

A. H. : Ce rail doté d'un poids permettant d'atténuer ou d'augmenter l'effet de droite à gauche, c'était très utile en fitting. Avec trois modèles proposés grâce à l'apparition du Max, le Mavrik résout la plupart des problèmes rencontrés par les golfeurs. Le Mavrik Max réglera davantage les problèmes de slice que le poids coulissant des Epic ne pouvait le faire. Il est parfait pour tout joueur tapant un peu partout sur la face.

Avec une face conçue par ordinateur, le sweetspot est-il toujours au centre ?

A. H. : Beaucoup de joueurs nous ont fait la remarque suivante : ils obtenaient leur meilleure vitesse de balle en tapant un peu en pointe. Le centre reste le sweetspot mais la chose à noter est ce regain de performance quand le centre est raté à la frappe, la différence est moins flagrante et c'est peut-être la plus grande qualité contenue dans les Mavrik.

Enfin, comment avez-vous choisi les trois manches de séries des Mavrik ?

A. H. : Le poids est le critère premier. Cela commence à 40 grammes avec le UST Helium Black, qui est très léger mais aussi stable. À 50 grammes, nous avons le Project X EvenFlow Riptide, encore plus stable avec un bon torque et qui conviendra à une large gamme de joueurs. Puis à 60 grammes et au-delà, le Aldila Rogue White est proposé pour les hautes vitesses de swing. Ces manches sont une bonne base de départ pour le fitting, nous proposons ensuite une multitude de shafts en option pour affiner le choix. »

(DR)
(DR)

Informations pratiques

Driver Mavrik, de Callaway

Disponible en tête standard, SubZero et Max

Grip : Golf Pride Tour Velvet Align

Disponible pour femme et homme

Manches : UST Helium Black, Project X EvenFlow Riptide, Aldila Rogue White

549 €