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Bernhard Langer a remporté 42 victoires sur le Tour européen, dont deux Masters. (Stefan von Stengel)
Bernhard Langer a remporté 42 victoires sur le Tour européen, dont deux Masters. (Stefan von Stengel)

Bernhard Langer : « Toujours une émotion spéciale »

Bernhard Langer, ambassadeur Mercedes-Benz, s'apprête à disputer son 37e Masters.

« Bernhard, vous allez disputer votre 37e Masters cette semaine. Savez-vous qu'à 63 ans vous êtes le joueur le plus âgé ?

Je ne savais pas mais ça ne m'étonne pas. Mes articulations me le rappellent. On peut voir la chose de deux façons. D'un côté je ne peux pas croire que je suis le joueur le plus âgé, mais d'un autre, je suis très heureux d'être encore compétitif à cet âge, ce que peu de personnes peuvent faire.

Il y a deux ans, au dîner des champions, j'étais assis à côté de Larry Mize. On se disait qu'il y a 20 ou 30 ans, on était parmi les plus jeunes à ce diner, à regarder les plus vieux, et à se dire qu'on serait bien un jour les plus âgés, avec à leur tour les plus jeunes qui nous regarderaient. On est peut-être déjà arrivés à ce moment !

Vous avez fait vos débuts au Masters en 1982, à 24 ans, et vous étiez le premier Allemand à participer au tournoi. Vous sentiez-vous dans la peau d'un outsider où était-ce juste excitant de réaliser cette première ?

Un peu de tout ça. C'était vraiment excitant d'avoir réussi à se qualifier parce qu'à cette époque, la seule façon pour un européen d'obtenir une invitation, c'était de gagner le Masters ou d'être n°1 de l'ordre du mérite l'année d'avant. C'est comme ça que je me suis qualifié en 1982, en étant n°1 européen en 1981. C'était génial de se qualifier enfin pour Augusta et de jouer face à tous ces monstres sacrés dont on entendait parler en permanence : Jack Nicklaus, Arnold Palmer, Lee Trevino, Gary Player... Tous ces noms qu'on admirait. C'était une époque où les Européens les craignaient trop. Une fois que j'ai commencé à jouer plus souvent contre eux, j'ai réalisé que je pouvais être aussi bon qu'eux toutes les semaines.

Quelle était votre première impression à Augusta en 1982 ?

J'ai immédiatement aimé Augusta. La principale raison, c'est que les fairways étaient larges et qu'il n'y avait pas de rough, juste des aiguilles de pin. C'était mieux pour moi parce que je n'étais pas le plus droit au drive. C'est pour ça que je n'aimais pas trop jouer l'US Open. Le plus important ici, c'était la précision des fers : j'avais une bonne imagination autour des greens et j'étais un bon joueur de fer.

Vous ratez le cut en 1982 et vous gagnez votre première veste verte en 1985. Cela ressemblait à une ascension rapide à l'époque...

Absolument. J'ai appris ma leçon dès la première fois, en 1982, en faisant onze fois 3-putts en 36 trous pour rater le cut d'un point. Je jouais très bien en 1985 et je me sentais à ma place à Augusta. Je savais que j'étais un des meilleurs joueurs du monde et je pensais que j'avais une chance de gagner le Masters. J'ai passé beaucoup de temps à étudier le parcours et je crois qu'en 1985, j'ai pris une seule fois trois putts sur 72 trous.

Durant le dernier tour du Masters 1985, vous étiez dans la partie de Severiano Ballesteros. Était-ce un plus, intimidant ou les deux ?

Ce n'était pas vraiment plus facile mais nous étions habitués l'un à l'autre. On était deux des meilleurs joueurs et on était souvent associés le week-end, habitués à lutter pour le titre. En juillet 1984, on jouait ensemble dans l'avant-dernière partie du British Open à St Andrews, quand Seve a gagné avec son célèbre fist pump. Neuf mois après, on se retrouvait à nouveau en avant-dernière partie un dimanche de Majeur, avec Curtis Strange et Raymond Floyd derrière nous.

Seve et moi, on était à l'opposé l'un de l'autre dans beaucoup de domaines. Par exemple, il montrait beaucoup ses émotions tandis que je les gardais à l'intérieur. Mais les résultats étaient très bons, pour l'un comme pour l'autre. Sur ce dernier tour, je n'ai pas fait de fixation sur Seve. J'avais appris à jouer mon jeu et à en tirer le meilleur.

Aviez-vous conscience de représenter votre pays au Masters et au-delà, l'Europe ?

Bien sûr. Seve et moi on s'est souhaités bonne chance sur le premier tee, comme on le faisait toujours, et on a ajouté qu'il fallait ramener la veste verte en Europe. Avec Strange et Floyd derrière nous, c'était deux Européens et deux Américains face-à-face. On avait tous joué quelques Ryder Cup et il y avait toujours cette rivalité entre l'Europe et les Etats-Unis. Le monde entier considérait que les Américains étaient meilleurs. On voulait prouver que les Européens n'avaient rien à leur envier.

Vous jouez 64 à Phoenix dimanche sur le PGA Tour Champions. Vous arrivez donc au Masters en pleine confiance.

J'ai presque joué mon âge. Il m'a juste manqué un coup... Mon jeu est en place. J'ai eu des parties où j'ai bien putté récemment et d'autres où j'ai manqué certains putts. J'aimerais ne rater aucune de ces putts d'1,2 ou 1,5 mètres. Même un ou deux ratés, c'est déjà trop. Mais mon jeu va bien. À Augusta, je dois me concentrer sur mon jeu de fer et sur mon putting à moins de 3,5 mètres.

Avez-vous regardé la météo pour ce Masters disputé en automne ?

Il me semble que nous allons avoir de la pluie donc le parcours sera plus long à jouer et les greens plus lents. Je préfèrerais que le parcours soit plus sec parce que ca le rend plus difficile, mais aussi plus court, et il faut donc mieux le connaître. Si le parcours est plus souple, les jeunes vont pouvoir viser directement les drapeaux, ce qui rend le parcours plus simple pour les longs frappeurs.

Vous avez emprunté Magnolia en arrivant. Est-ce toujours un sentiment spécial un lundi de Masters ?

C'est toujours une sensation spéciale, quelle que soit le jour de la semaine ou à n'importe quel moment de l'année, de rouler sur Magnolia lane. Pas juste parce que je conduis une merveilleuse Mercedes-Benz. Je vais toujours au golf avec une Mercedes-Benz et emprunter Magnolia Lane avec, vous montre que vous avez réussi à appartenir au cercle des meilleurs joueurs du monde. C'est toujours le début d'une journée très excitante.

Vous êtes l'un des quelques privilégiés à avoir utiliser la nouvelle Mercedes-Benz classe S. Comment était-ce ?

Comme toujours quand Mercedes-Benz lance un nouveau produit, particulièrement un de leurs porte-drapeaux - et la Mercedes-Benz Classe S est le nouveau joyau - : ça élève les standards dans quasiment tous les domaines. Au-delà du design intérieur et extérieur, que j'apprécie beaucoup, j'aime beaucoup les innovations de la nouvelle classe S, parce qu'elles apportent vraiment une valeur ajoutée. Cette chance de pouvoir l'utiliser comme mon caddie personnel avec toutes ses fonctionnalités - par exemple en disant juste "hey Mercedes" - c'est vraiment incroyable. »

Mercedes-Benz est un Global Partner du Masters. Bernhard Langer est un ambassadeur de la marque Mercedes-Benz. Plus de détails sur www.mercedes-benz.com