François est cette semaine à Doha au Qatar pour le Commercialbank Qatar Masters, le quatrième tournoi de sa saison. En ce début d'année, le Breton est pour le moment encore en rodage.
Votre début de saison (pas de cut passé) vous inquiète-t-il ?
François Delamontagne : Non pas du tout, en Afrique du sud c’était plutôt une semaine de practice. Mais malgré le nombre de mauvais coups que j’ai tapé, j’ai raté le cut de seulement un coup, donc c’était globalement positif. Par contre, la semaine dernière j’ai eu un très mauvais jeu de fer, je n’ai jamais été en position de birdies et j’ai fait pas mal de bogeys. Cette semaine je me sens mieux, j’ai tapé de bons coups avec Raphaël Jacquelin à l’entraînement. On verra ce que ça va donner pour ce tournoi, mais je ne m’attends à rien. J’essaye plutôt de retrouver confiance en mon jeu pour arriver le plus vite possible avec les idées claires, dans l’optique de gagner un tournoi en Europe.
Quelle ambiance règne sur les greens avant ce Commercialbank Qatar Masters ?
FD : C’est une ambiance assez studieuse avec des conditions idéales de travail, un temps et un climat régulier et des installations qui sont parfaites. Il y a aussi moins de monde, que sur les tournois britanniques par exemple, on est donc un peu plus tranquille pour travailler. Comme c’est le début de la saison tout le monde est très motivé. C’est un peu le prolongement du travail effectué cet hiver avec mon entraineur Patrice Amadieu.
Quels sont les points que vous avez travaillés cet hiver ?
FD : On a essentiellement travaillé le swing. De la technique pure donc, un travail assez lourd où il a fallu taper pas mal de balles pour bien mécaniser le mouvement. Je profite des conditions parfaites que j’ai ici pour continuer à travailler dans ce sens.
L’an passé vous avez déclaré avoir passé un cap en terminant 3e en Australie derrière Woods, cette confiance est-elle toujours là?
FD : La confiance est encore là, mais je n’ai pas joué pendant plusieurs semaines et mon entraînement en France ne s’est pas forcement passé dans les meilleures conditions à cause de la météo. Là c’est une nouvelle année qui commence, complètement différente. Je travaille pour me mettre en position de gagner et quand cela arrivera je sais que je n’aurais plus peur et que je ferais tout pour l’emporter.
"Gagner un tournoi en Europe"
L’an passé vous avez joué 28 tournois, quel sera votre programme pour 2010 ?
FD : J’ai déjà organisé ma saison, je me base sur 27 tournois. Mais ce programme est susceptible de changer si par exemple je me qualifie pour le British ou l’US Open. Et à contrario, si je suis un peu moins bien et que je dois participer à des plus petits tournois. Mais le minimum sera de 27.
J’ai également décidé de ne pas aller en Inde et Malaisie pour m’entraîner en Floride dans la nouvelle « Maison France » de la Fédération.
Parlez nous un peu de cette « Maison France » en Floride.
FD : Ce sont des conditions idéales d’entraînement. Si je reste à Paris je vais taper sur tapis avec des balles jaunes pas forcement de qualité alors que là je vais taper sur herbe avec des balles de jeu, en plus, il y a trois parcours à notre disposition avec des greens de la même qualité que sur le Tour Européen. Et puis ça permet aussi de ne pas s’entraîner tout seul. Quand j’y serais il y aura aussi Alexandre Kaleka, Benjamin Herbert ou encore Anthony Snobeck, ça sera l’occasion de faire de bonnes parties.
Quelle est l’ambiance entre les joueurs français sur le Tour ?
FD : C’est plutôt une bonne ambiance, on bosse chacun de notre côté, mais on fait aussi des séances de physique ou des parties de repos ensemble. Comme on est tous en train de bosser techniquement notre swing, on s’entraide en se filmant pour décortiquer notre mouvement, on se donne des conseils. C’est très sympa.
Pour finir retour à la compétition, un pronostic pour ce Commercialbank Qatar Masters ?
FD : Il y a un champ de joueurs assez impressionnant cette semaine. Le parcours n’est pas facile, il ne faudra pas rater les fairways qui sont assez étroits. Je vois bien Kenny Perry qui est assez régulier sur les mises en jeu et qui est en forme en ce moment.
Regardez le portrait de François Delamontagne ici